17-07-2022 Championnat National UFOLEP 2022

Thierry, Agnès et Philippe

Situé à environ 270 kilomètres de Gières, le village de Villers la Faye accueille cette année les Championnats de France Ufolep du 15 au 17 juillet. En ce qui me concerne, ce sera pour le dimanche matin, 8h30. Une heure plutôt matinale pour un vire-vire mais il y a beaucoup de courses durant ces 3 jours et au moins on évitera les températures élevées prévues pour l’après-midi.
Je suis venu en famille dès le jeudi à Beaune (11kms) pour un petit séjour alliant tourisme/gastronomie et cyclisme; Agnès Hertaud et Thierry Agud sont aussi sur place et on décide de reconnaître le circuit dès le vendredi matin avant que la route ne soit fermée, les premières épreuves débutant le vendredi après-midi. Vous pouvez retrouver une vidéo de présentation réalisée par Thierry sur sa chaîne YouTube « alpes cyclisme »: https://www.youtube.com/watch?v=xvmEuh2L2c . Circuit de 12,07 kms à parcourir 5 fois, 189 m de D+/tour, une bosse d’arrivée de 3,14 kms avec une pente moyenne de 3,5% et un maxi de 6%. A priori rien d’effrayant ni d’insurmontable mais comme on dit généralement « ce sont les coureurs qui font la course ».
Nous voici donc dimanche matin 8h sur la ligne de départ (je suis venu à vélo depuis Beaune, un petit échauffement mais pas de quoi se cramer quand même). Le nombre de concurrents est très impressionnant, plus de 110, ça change des courses Ufolep locales ou régionales où on est moins de 20. Là on va rouler en gros peloton, du moins le 1er tour, et ça risque de frotter. On se présente à l’appel devant les organisateurs qui nous placent un transpondeur à la cheville; on a déjà une plaque de cadre et un dossard, on ne devrait pas nous perdre. Au fait, nous sommes 5 isèrois dans cette catégorie d’âge 60-69 ans à savoir Benoît Leiva-Marcon (Pont de Claix, champion régional Ufolep), Jacques Vial et Luc Melet (Scale Echirolles), Thierry Agud (champion départemental Ufolep) et moi même du CCG.
8h30, le départ est donné, le 1er kilomètre est neutralisé derrière la voiture ouvreuse mais on descend quand même facilement à 45 à l’heure. A la sortie du village de Villers la Faye, la course est lancée mais on se retrouve vite face à un fort vent de Nord qui calme toute tentative de sortie. C’est très nerveux, peloton compact et entier: faut être vigilant et les mains sur les cocottes pour éviter la chute.
Quelques kilomètres plus loin nous traversons le village de Chaux pour attaquer La descente du circuit: environ 1,4km à 6,5% sur une belle route étroite et bien goudronnée mais tout le monde ne sait pas l’apprécier. Redoubler de prudence mais ne pas se faire enfermer non plus. Au bas de cette descente, virage à 90° à gauche pour reprendre une grande route sur 2 kms qui nous ramène vers la bosse d’arrivée; je suis au moins à 150 m de la tête de course mais heureusement ça se regarde devant et je peux rentrer me « mettre au chaud » dans le coeur du peloton. Celui-ci a considérablement diminué puisqu’on a déjà perdu une bonne quarantaine de coureurs…la sélection continuera dans la 1ere montée.
En fait cette montée est en 2 paliers, la 2eme partie étant la plus difficile. On l’attaque au train, ça accélère au panneau 1km mais je m’accroche et je bascule pour le 2eme tour juste derrière les leaders; je raccroche le groupe de tête dans la descente. Thierry est devant, Benoît également, je ne vois plus Jacques et Luc.
Toujours pareil dans le faux plat face au vent, ça ralentit, ça frotte, un coursier du 95 (Val d’Oise) manque de me faire chuter et m’oblige à aller poser mes roues dans l’herbe mais sans dégâts hormis une belle frayeur.
2eme descente, je réussis à mieux me placer, je descends vite (74,4 à mon compteur), je gagne une bonne dizaine de places histoire de virer mieux placé qu’au tour précédent au bas de la fameuse descente. Bis repetita pour le 2eme passage sur la ligne d’arrivée: on est monté à un bon tempo mais pas d’attaques. Tout le monde en garde sous la pédale. Je garde la plaque mais je ne sais pas à quelle vitesse je/on roule, la pile de mon compteur est hs depuis le départ.
Plusieurs tentatives au 3eme et 4eme tour, toujours dans la partie vent de face (faut être sacrément costaud pour sortir et faire la différence avec ce vent du Nord). Après une attaque de Thierry (il essaiera 2-3fois),le champion de France sortant, Daniel Miquel, met un contre, je saute dans sa roue, je donne tout ce que j’ai pour revenir sur lui (ça pique mais c’est l’homme à surveiller- champion les 2 années précédentes): hors de question qu’il sorte…seul.
Je passe la bosse au 3ème et 4eme tour en moulinant après avoir observé le braquet de Benoît et de qques coureurs qui montent plus en souplesse. La plaque pour le dernier tour.
Nous ne sommes plus qu’à peu près 50-60 à l’amorce du dernier tour, ça va sûrement se terminer au sprint mais la bosse finale fera la sélection : moins de risques que sur un vire-vire tout plat.
Personne ne réussit à sortir et on arrive sous la flamme rouge (c’est une image , elle n’y est pas en réalité) en peloton qui s’étire, qui s’étire. Je vois la tête de course mais je n’ai pas la force ni le jump pour passer tout devant. Je remonte malgré tout quelques coureurs dont Benoît qui coince, je suis à la lutte avec 2 coureurs du Jura, je réussis à en passer un mais l’autre me passe sur la ligne.
Au final, je prends la 25eme place et je finis 2eme du comité Isère , objectifs atteints je m’étais fixé une place dans la 1ere moitié ou dans les 30 au mieux et 3 ème isérois. Surtout je n’ai jamais été vraiment à la rue même si je n’avais pas les jambes pour un podium ou un top 5.
Thierry, très (trop? c’est lui qui le dira) « généreux  » termine 10eme , content de sa course je crois.
La victoire va à un coureur de Charente dont je n’ai pas souvenir d’avoir vu le maillot (bien joué à lui, il a su se cacher) au sprint devant le « fameux  » Daniel Miquel.
En résumé, un bon séjour, une belle course, un beau parcours, une « expérience » à renouveler en 2023…du côté de Sault (84).
Ps: un p’tit regret, histoire de rouspéter un peu: même pas une boisson , pas 1 bouteille d’eau, à l’arrivée après 1h50 d’efforts: obligé de payer sa boisson. Selon Loïc Angot, pas obligatoire au National. J’ai trouvé ça pitoyable. C’était mon cri de colère, fallait que ça sorte même 5 jours après.
Autre lien pour la course des 60 ans: https://youtube.be/iKLU3wMROM4

Texte et photos Ph. Buscaylet

Cet article a 2 commentaires

  1. Vincent Loupien

    Merci Philippe pour ce compte rendu exhaustif et ces photo. C’est malheureux qu’il faille aller jusqu’au National Ufolep pour avoir des courses en ligne avec des pelotons dignes de ce nom. Heureusement, ce n’est pas le cas dans tous les départements ou régions. Aucune collation ou boisson à l’arrivée, c’est un peu mesquin de la part de l’organisation (surtout vu la canicule).
    Bravo à nos 3 participants CCG qui se sont distingués sous les couleurs de l’ Isère .

  2. Agud

    Merci et tout est bien résumé, vraiment un super week-end avec le beau temps et une bonne ambiance….
    je rajouterai aussi les commentaires désobligeants du speaker a l’arrivée des courses des 50 ans et des filles qui disait s’être ennuyé sauf pour la course des juniors. Il a aussi dû se faire chier pour notre course qui fini au sprint à 50😂.
    La prochaine fois il mettront une bosse de 5 km pour animer la course😀
    Il s’est peut être fait chier mais pas nous!!!
    Agnès et allé lui faire la remarque il a maintenu sa position, inadmissible de la part d’un speaker…

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